Tolède (Toledo en espagnol)
est une ville de 70 000 habitants qui se trouve en
Espagne, dans le centre, à 70 km au Sud de
Madrid. Tolède
est la capitale de la province de Tolède
et de la communauté autonome de la Castille-La
Manche.
La vieille ville de Tolède se trouve
en haut d'une montagne et on peut y voir de nombreux
monuments historiques dont la Citadelle, la cathédrale
et le Zocodover (de l'arabe Suk-al-dawad,
marché aux bestiaux, le marché central).
Tolède était connue pour sa tolérance
religieuse durant la période où elle
faisait partie du pays d'Al-Andalus et les
communautés juive, musulmane et chrétienne
y cohabitaient pacifiquement. Ceci changea avec la
reconquête à la suite de laquelle furent
expulsés d'Espagne juifs et musulmans refusant
de se convertir. Toutefois, il reste à Tolède
de nombreux souvenirs de cette époque tolérante
comme la Synagogue Santa María la Blanca, la
Synagogue del Tránsito et la Mosquée
del Cristo de la Luz.
Tolède a accueilli le peintre Le Greco
dans la dernière partie de sa vie et la ville
est le thème de plusieurs de ses tableaux les
plus célèbres dont El entierro del
Conde de Orgaz qui est exposé dans l'Église
de Santo Tomé.
Des restes archéologiques des premiers habitants
de Tolède ont été découverts
dans la colline Cerro del Bu. Ils datent de l'âge
du Bronze. Cette forteresse naturelle imprenable dominant
les alentours et desservie par la rivière Le
Tage a protégé les habitants de ce lieu
pendant très longtemps. Cela leur a assuré
une certaine prospérité car de nombreux
objets ornementaux en bronze, argent et or y ont été
trouvé.
Ce village décide de s'agrandir en occupant
de plus en plus l'autre rive de la rivière,
la colline de l'Alcázar. C'est ici que se forme
l'histoire de la ville elle-même en devenant,
tour à tour, acropole, forteresse et, finalement,
palais et zone militaire.
En 192 avant J.C., les Romains fondèrent la
ville de Toletum («population fortifiée»
en latin), qui devint par la suite Tolède
et y laissèrent de nombreuses traces à
travers des constructions dont il reste encore aujourd'hui
des ruines. La ville de Tolède est citée
pour la première fois par l'historien Tite
Live qui la qualifie de «petite ville fortifiée».
En 596 de l'ère chrétienne, Tolède
fut conquise par Léovigild et devint ensuite
la capitale des Wisigoths. Par la suite, le dernier
souverain Wisigoth Rodrigue suivit une politique imprudente
qui conduisit à l'invasion par les Maures en
711. Tolède fit ensuite partie du califat
de Cordoue.
Les conciles de Tolède : entre 400
et 702 après J.-C. il y eu onze conciles généraux,
qui ont traité de questions de foi et sept
conciles provinciaux, qui se sont préoccupés
davantage de discipline ecclésiastique.
Le 25 mai 1085 Alphonse VI de Castille reprit Tolède
des mains des Musulmans. Au XIIe siècle, la
ville devient un centre de traduction très
réputé, et surtout un lieu de rencontres
entre les savants des 3 grandes religions juive, musulmane
et chrétienne.
Pendant la guerre civile
espagnole, Tolède est le théâtre
de combats autour de l'Académie Militaire de
l'Alcazar. C'est là qu'eut lieu le siège
de l'Alcazar de Tolède (1936) resté
célèbre, où des troupes nationalistes
résistèrent à un siège
de près de 70 jours mené par les troupes
républicaines. Elles ont été
secourues en septembre 1936 et après trois
mois d'intenses combats, le colonel Moscardo, commandant
de la place, prononça un mot resté célèbre
aux troupes nationalistes venues le secourir : "Sin
novedad en el Alcazar" ("rien à signaler
dans l'Alcazar"), phrase alors conventionnelle
dans l'armée espagnole.
Tolède était particulièrement
réputée pour sa production d'acier et
notamment pour ses épées. Ses techniques
lui furent appportées de Perse par les Arabes.
Tolède est aujourd'hui encore un centre
important de production de couteaux et autres objets
en acier.
Ancienne capitale de l'Espagne, Tolède
fut abandonnée dans ce rôle au profit
de Madrid au milieu
du XVIe siècle, sous l'ordre de Philippe II. (Source : Wikipedia,
licence GFDL).