Séville (Sevilla en espagnol)
est une ville du sud de lEspagne, capitale de
la province éponyme et de la Communauté
autonome dAndalousie.
Peuplée par 704 414 habitants en 2006, située
au centre d'une riche région agricole, traversée
par le Guadalquivir et connectée à un
important réseau de communication, la cité
est le cur économique, politique et culturel
de lAndalousie,
et constitue lune des plus importantes villes
du pays mais aussi de l'Europe du Sud.
Cest également une ville au passé
prestigieux, ayant légué un patrimoine
artistique dune immense richesse, qui en fait
une des destinations touristiques les plus prisées
dEurope et lauréole dun certain
prestige. Ses monuments, les nombreux artistes qui
y sont nés ou y ont uvré, son
histoire glorieuse, ses fêtes traditionnelles,
mais aussi son climat ont ainsi contribué à
sa renommée.
Attention, il fait très chaud en été
à Séville, le 15/07/04, 39°C
à 21H00. En hiver par contre, pas de problème
: environ 5 degrés le matin et 15 degrés
l'après midi en décembre (mesuré
en 2005).
Cordoue se situe
à une heure de train de Séville
et peut donner lieu à une superbe excursion
d'une journée.
Arriver à Séville
- Autobus : il existe deux gares
routières à Séville (Plaza
de Armas et Prado de San Sebastian) ; vous arriverez
sans doute par la première, la plus importante
et qui concentre les grandes lignes (Lisbonne, Madrid...).
Pour venir de Madrid,
c'est très économique et pratique (plusieurs
horaires par jour, bus de nuit) mais long.
- Train : une gare centrale (Santa Justa) : trains
de Madrid (AVE, le "TGV" espagnol qui passe
aussi par Cordoue)
et de Grenade, Cadix
et Malaga.
- Avion : aéroport
de San Pablo. Les transports en commun de Séville
(bus) passent par tous ces endroits. Il y a aussi
les taxis. La taxe unique pour la liaison aéroport-ville
(quel que soit l'endroit) est de 18 euros (Tarif 1)
à une vingtaine d'euros (Tarif 2). Idem dans
l'autre sens.
Séville possède un patrimoine
architectural d'une ampleur considérable. Elle
est en cela une des plus riches cités européennes.
Ses églises, palais et édifices divers
en font une ville d'art de premier ordre, et une destination
privilégiée des touristes.
Patrimoine religieux de Séville Séville est une ville éminemment
imprégnée par la religion, comme en
témoignent le nombre très élevé
de lieux de culte. Parmi les plus célèbres
:
- la Cathédrale et la Giralda,
classées au Patrimoine Mondial de l'Humanité
par l'Unesco
- l'église Santa Marina
- l'église San Lorenzo
- l'église Omnium Sanctorum
- l'église San Marcos
- l'église Santa Catalina
- l'église San Pedro
- l'église Santa Ana
- l'église de la Magdalena
- l'église San Luis de los Franceses
- l'église del Salvador
- la Chapelle de San José
- le couvent de San Clemente
- le couvent de Santa Clara
- le couvent de Santa Paula
- le couvent de San Leandro
- l'ancien couvent de la Merced Calzada de la
Asunción
(actuel Musée des Beaux-Arts)
- l'hôpital de la Caridad
- l'hôpital de los Venerables
Patrimoine civil de Séville
La richesse de la ville a permis aux hommes de pouvoir
et aux institutions laïques et ecclésiastiques
de bâtir de somptueuses demeures. Parmi les
plus spectaculaires édifices civils de la ville
se distinguent plusieurs palais :
- les Reales Alcázares, classé
au Patrimoine Mondial de l'Humanité par
l'Unesco
- la Casa de Pilatos
- le Palais archiépiscopal
- le Palacio de San Telmo
- le Palacio de las Dueñas
- le Palacio de la Condesa de Lebrija
- la Mairie de Séville
l'Archivo General de Indias, classé au
Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco
- la Plaza de Toros de la Real Maestranza de Caballería
de Sevilla (arènes)
- la Real Fábrica de Tábacos
- l'Hospital de las Cinco Llagas
Patrimoine militaire de Séville Séville conserve quelques vestiges de
son enceinte fortifiée :
- la Muraille de la Macarena
- la Torre del Oro
- la Torre de la Plata
Vidéo de Séville
Exposition universelle de 1992
La ville accueille l'Exposition universelle de 1992,
année faste pour l'Espagne puisque cette même
année, Madrid était désignée
capitale culturelle de l'Europe et Barcelone accueillait
les Jeux olympiques d'été.
Sommet européen de 2002
Juin 2002, fin du sommet de l'Europe dont l'un des
thèmes principaux fut la mise en place d'une
politique anti-migratoire plus stricte, mais la position
défendue par José María Aznar,
Tony Blair et Silvio Berlusconi fut critiquée
par d'autres gouvernements européens. Le 20
juin, une grève générale fut
organisée par les partis d'opposition (socialistes
et communistes), ainsi que les deux grands syndicats
espagnols (UGT, CCOO) pour s'opposer au decretazo,
c'est-à-dire la modification des règles
de l'allocation du chômage par le gouvernement
espagnol.
Il faut aussi ajouter que le sommet des 15 pays de
l'Union Européenne n'a pas été
le seul. En même temps un contre-sommet fut
orchestré par diverses organisations pour s'opposer
à la politique européenne (car selon
eux, elle défend une "Europe du capital
et l'égoïsme néolibéral")
pour s'opposer aux restrictions contre l'immigration
et pour défendre une mondialisation sociale.
Climat de Séville
Située au sud de l'Espagne, non loin du continent
africain, Séville bénéficie
d'un climat très nettement méditerranéen,
tout en subissant des influences continentales.
Sa position modérément éloignée
de la mer, dans la vaste plaine du Guadalquivir, lui
permet de jouir d'un climat relativement doux et clément
tout au long de l'année. La température
moyenne annuelle s'établit à 18,6°C
(minimales : 12,2°C ; maximales : 24,9°C).
Néanmoins, Séville connaît
des étés particulièrement longs
et torrides, avec des températures maximales
moyennes dépassant les 25° C de mai à
octobre. Les pics de températures sont atteints
entre juin et septembre, à une période
où le mercure dépasse constamment la
barre des 30° C, voire des 40° C.
Le régime pluviométrique de la capitale
andalouse correspond lui aussi à celui d'un
climat méditerranéen (533 mm de moyenne
annuelle), les précipitations étant
fondamentalement réparties du mois d'octobre
au mois d'avril. Les chutes de pluie sont en revanche
quasiment nulles au cur de l'été,
où seuls quelques orages viennent arroser la
région.
Quartiers de Séville
Les principaux quartiers de la ville sont : El Centro,
Santa Cruz, San Vicente, La Macarena, El Arenal, Triana,
San Luis, San Bernardo, Los Remedios, El Porvenir,
Heliópolis, Nervión, Los Bermejales,
Sevilla Este, Rochelambert, Pino Montano, San Jerónimo,
Polígono San Pablo, Huerta de Santa Teresa,
Santa Justa, Bellavista, Torreblanca, Polígono
Sur, Polígono Norte.
Il existe à Séville un habitat
traditionnel, qui était la règle avant
les grandes vagues durbanisation des années
1960 et postérieures. On retrouve encore ces
constructions typiques, tantôt modestes, tantôt
luxueuses dans le centre historique de la ville et
les quartiers alentours.
La demeure populaire sévillane, que lon
retrouve principalement dans les quartiers tels que
la Macarena ou San Vicente se caractérise par
sa faible élévation. Organisée
autour dun petit patio, elle comprend rarement
plus dun ou deux étages. Les pièces
sont petites et sombres. Elle est surmontée
dun toit en terrasse, appelée azotea,
au plan à peine incliné, en raison de
la faible pluviométrie locale.
À côté de cet habitat populaire
se sont multipliés les édifices cossus,
plus élevés, et à l'architecture
plus ostentatoire, à base de moulures, consoles,
balcons de style victorien,... Ces maisons sont souvent
très colorées.
Il existe des caractéristiques communes à
ces bâtisses, quel que soit leur degré
de richesses, et ce, dans toute lAndalousie
:
- le patio : il est présent dans toutes les
maisons, ses dimensions et sa décoration étant
fonction de la taille du bâtiment. Censé
apporter lombre et la fraîcheur en plein
été, il est aussi un lieu de vie et
de rencontres. Il est toujours orné de plantes
et de fleurs ; les plus confortables dentre
eux sont agrémentés dune fontaine.
- la chaux : la chaux : quelle soit humble
ou opulente, faite de briques ou de pierres, la demeure
est régulièrement chaulée, afin
dassurer une blancheur éclatante aux
façades. On remarque cependant quà
Séville, contrairement à ce qui
se passe dans le reste de lAndalousie,
les façades sont rarement unicolores. En effet,
lhabitat sévillan se distingue par son
goût à égayer les édifices,
notamment aux contours des fenêtres et des portes,
et sur la partie basse des murs, de couleurs plus
vives contrastant avec le blanc. Les couleurs les
plus communes sont le rouge sang de taureau et le
jaune ocre.
- les ouvertures : les fenêtres sont souvent
de taille réduite, afin de limiter au maximum
la pénétration de la chaleur dans les
pièces. Elles sont ornées de grilles
en fer forgé.
- les azulejos : qui sont des carreaux de
faïence assemblés en fresque à
la base des murs et reproduisant des motifs plus ou
moins raffinés.
Avec l'accélération de la construction
de logements depuis quelques décennies dans
les nouveaux quartiers, l'habitat traditionnel de
la ville a tendance à s'effacer, au profit
de bâtiments fonctionnels de grande capacité
d'accueil. Souvent néanmoins, les façades
sont peintes de blanc, afin de conserver une certaine
unité. Dans le centre en revanche, les constructions
nouvelles s'intègrent souvent au bâti
déjà existant.
Parcs et jardins de Séville
Lhistoire urbaine locale est marquée
par le goût des jardins, qui se manifeste sous
la forme de patios, squares et autres parcs. Cette
préoccupation pour les espaces verts sest
maintenue jusquà aujourdhui : nombreux
sont les zones de promenade qui ont été
aménagées dans la ville et ses alentours.
Dans le droit chemin de la tradition andalouse, ces
lieux de verdure mêlent harmonieusement l'élément
végétal et lélément
aquatique, ce qui en fait des lieux de repos et de
fraîcheur recherchés en période
estivale. Parmi les plus célèbres parcs
et jardins figurent :
- Le parc María Luisa : le domaine sur lequel
il sétend appartenait autrefois aux jardins
du Palais de San Telmo. Il fut offert à la
ville en 1893 par linfante María Luisa
Fernanda de Orléans, puis transformé
peu à peu en un vaste parc boisé, parsemé
de fontaines, étangs, pavillons, et alternant
les plantations à langlaise avec des
ilôts dinspiration hispano-mauresque.
Planté dune variété despèces
considérables, il est peuplé par plusieurs
espèces doiseaux, poissons et batraciens.
Il fut complètement restructuré à
loccasion de lExposition ibéro-américaine
de 1929. On y implanta alors une partie des pavillons
nationaux, autour de ruelles et de places, dont les
plus emblématiques sont : la Plaza de España
et la Plaza de América.
- Les jardins de lAlcázar, aménagés
à larrière de lensemble
palatin. Ils ont été plantés
et organisés au fil des siècles. Abrités
au sein des murailles du palais, ils sont disposés
en terrasses, et présentent des variations
dinfluence, de style, de végétaux,
en fonction des secteurs.
- Les jardins de Murrillo et les jardins de Catalina
de Ribera : accolés à la muraille de
lAlcázar et au quartier de Santa Cruz.
D'autres jardins : Parque de los Príncipes,
Parque del Alamillo, Parque Amate, Parque Metropolitano
de la Cartuja, Jardines de las Delicias, Jardín
Americano, Jardín Este, Jardines de Cristina,
Jardines Chapina, Jardines de la Buhaira, Jardines
de San Telmo, Jardines del Guadalquivir, Jardines
del Valle, Jardines del Prado de San Sebastián...
Circuler à Séville
Attention avec les véhicules privés.
La circulation est chaotique à Séville
et les vols à l'intérieur des voitures
très fréquents. Ne jamais rien laisser
dans un véhicule même dans un parking
! Des "gorrillas" (casquettes), souvent
des marginaux, gagnent quelque argent en surveillant
les voitures dans certaines rues : il est fortement
conseillé, si l'un d'eux vient vous voir lorsque
vous garez votre véhicule, de lui donner quelques
euros. C'est une garantie que lui, au moins, ne vous
détériorera pas votre voiture.
Transports à Séville
La capitale andalouse est connectée à
un important réseau de communications, la reliant
par voies routière, aérienne et ferroviaire
à lensemble de lAndalousie,
de la péninsule ibérique et au reste
de lEurope. LExpo 92 a joué un
rôle primordial dans le développement
des infrastructures de transports, le Président
du Gouvernement Felipe González, sévillan
dorigine, ayant activement appuyé cette
politique de désenclavement de la cité.
Par ailleurs, la municipalité et le gouvernement
andalou ont mis en place un réseau très
dense de transports urbains par autobus, et prochainement,
par métro et tramway.
Transport aérien à Séville Séville dispose dun aéroport
situé à quelque 10 km du centre de la
ville : lAéroport
de Sevilla San Pablo. Totalement restructuré
et agrandi à loccasion de lExpo
92, le terminal est désormais relié
aux principaux aéroports du pays (Barcelone,
Madrid, Palma,
Bilbao...) et dEurope
(Paris, Londres...). Quoique placé dans lombre
du grand aéroport
international de Málaga, San Pablo a reçu
en 2005 3.870.600 passagers, dont 22.30 % en provenance
de létranger.
Transport ferroviaire à Séville
En prévision de lExpo'92, Séville
sest vue accorder la première ligne à
grande vitesse espagnole (AVE), reliant la ville à
Madrid, via Cordoue.
La très moderne Gare de Santa Justa a été
bâtie afin daccueillir les nouvelles rames
de lAVE, et fut inaugurée par le Roi
peu avant lExposition. La gare est desservie
quotidiennement par une trentaine de trains à
grande vitesse, qui ont transporté 1 423 498
passagers en 2006. Néanmoins, la configuration
des lignes classiques espagnoles ne permet pas à
lheure actuelle de relier directement Séville
à toutes les grandes villes espagnoles, seules
quelques agglomérations sont connectées
à elles, telles Barcelone
ou Valence.
En revanche, la Renfe et le Gouvernement andalou
ont développé un excellent réseau
régional, unissant les plus importantes localités
de la province et de la communauté. Dautre
part, Séville bénéficie
dun service de Cercanías (équivalent
du RER français) qui la connectent régulièrement
avec les communes de son aire métropolitaine.
Transport routier à Séville Séville jouit dun raccordement
optimal au réseau routier (autovías,
voies rapides) et autoroutier (autopistas,
autoroutes payantes) national, qui relie la capitale
andalouse aux principales villes du pays. La ville,
ceinte de rocades et de voies daccès,
est traversée par :
- Autovía del Sur A4 : Madrid-Cordoue-Séville-Jerez
de la Frontera
- Autopista del Sur AP-4 : Séville-Cadix
- A47 : Séville-Portugal, par Rosal
de la Frontera
- Autovía del Quinto Centenario A49
: Séville-Huelva-Ayamonte-Portugal
- Autovía Ruta de la Plata A66 : Gijón-Salamanque-Badajoz-Séville
- A92 : Séville-Almería
Transport urbain à Séville
La municipalité, la diputación
et la communauté autonome ont organisé
un vaste réseau de transports urbains, géré
par lentreprise TUSSAM, qui assure le fonctionnement
des dizaines de lignes dautobus qui irriguent
la ville et ses environs proches.
En 2003, en coopération avec le Ministère
des Transports, le Gouvernement andalou et la ville
ont initié les travaux de construction de la
première ligne de métro sévillane.
Cette initiative répond aux besoins croissants
de transport dans lagglomération, prise
dans les embouteillages quotidiens. Projetée
dans les années 1970, puis abandonnée
peu de temps après pour des raisons techniques
et financières, cette ligne devrait voir le
jour en 2007, et doit être complétée
par dautres liaisons souterraines dans les années
à venir.
Toujours dans le souci d'optimiser le système
de transports, une ligne de tramway, baptisée
Metro-Centro est en cours de construction à
travers le centre de la ville (entre l'Avenue de Charles
Quint et la Plaza Nueva), et devrait être livrée
en 2007.
Universités de Séville
Trois universités
sont implantées à Séville,
dont une université privée. Ces trois
établissements regroupent environ 100.000 étudiant
répartis sur les différents campus dont
disposent les facultés.
- Universidad de Sevilla - Communément appelée
la Hispalense, cette université publique
est la plus vieille de la ville. Elle fut fondée
en 1505 par une bulle du Pape Jules II. Elle accueille
environ 100.000 étudiants, dans ses nombreuses
facultés, écoles et instituts, couvrant
la plupart des champs disciplinaires, depuis les lettres
aux sciences de la santé en passant par les
technologies ou les arts. Le siège de l'Université
est sis dans l'ancienne Fabrique Royale de Tabac,
un immense édifice du XVIIIe siècle,
qui accueille également les facultés
de Lettres, de Sciences Humaines et de Droit. Les
autres structures sont établies dans les diverses
installations de l'établissement, aux quatre
coins de la ville.
- Universidad Pablo de Olavide - Cette petite université
publique a été fondée en 1997.
Construite à l'écart du centre, elle
accueille environ 8.600 étudiants, notamment
dans les domaines des sciences juridiques, économiques
et sociales, des humanités et des sciences
du vivant. Elle entretient par ailleurs des liens
très étroits avec l'Amérique
Latine.
- Universidad San Pablo - Il s'agit de la seule université
privée d'Andalousie.
Fondée en 2002, elle dépend de la Fundación
San Pablo Andalucía, elle-même rattachée
à la Asociación Católica Nacional
de Propagandistas, basée à Madrid.
Elle dispose d'un campus à Bormujos, dans l'agglomération
sévillane, à Cordoue
et Jerez de la Frontera.
Par ailleurs, le Gouvernement andalou a fondé
en 1994 la Universidad Internacional de Andalucía,
qui possède quatre sites répartis sur
le territoire de la communauté, dont un à
Séville. Cet établissement propose
des formations absentes des enseignements dispensés
par les universités de la région.
- Lopulence passée de Séville
a légué à celle-ci un patrimoine
artistique dune ampleur exceptionnelle. Couvents,
églises, confréries, monarques et nobles
ont dépensé des fortunes en constructions
et en uvres dart. La folie artistique
qui sest emparée de Séville entre
le XVIe et le XVIIIe siècle a favorisé
le développement dune école sévillane
reconnue, dont lorigine remonte au bas Moyen
Âge. Les mécènes ont attiré
les grands maîtres gothiques et baroques de
la peinture, de la sculpture et des arts décoratifs
: Zurbarán, Valdés Leal, Velázquez,
Murillo, Herrera el Viejo, Herrera el Mozo, Pedro
Millán, Juan Martínez Montañés,
Juan de Mesa, etc.. Les liens étroits tissés
entre lEspagne et les mondes flamand et germanique
ont stimulé les échanges culturels et
la venue de maîtres de lEurope du Nord.
Les uvres de ces artistes peuvent encore être
admirées de nos jours dans les lieux de culte
et les palais, mais également dans les musées
de la ville.
Il nexiste pas à Séville
de grand musée dart de stature internationale,
tels quà Madrid,
où sont concentrées les imposantes collections
de la Couronne espagnole et de l'État. Les
musées de la capitale andalouse, sans que cela
puisse remettre en cause leur importance, sont orientés
vers la mise en valeur du patrimoine local et régional
: patrimoine artistique, culturel ou ethnologique.
Parmi ces musées, pour la plupart gérés
par le gouvernement autonome, trois sont consacrés
à lart et à larchéologie,
et se hissent au palmarès des plus grandes
galeries nationales de leurs catégories.
Le plus important des musées de la ville est
sans conteste le Musée des beaux-arts de Séville,
où sont tout particulièrement représentées
la peinture et la sculpture. Logé dans un somptueux
monastère du XVIIIe siècle, il abrite
l'une des toutes premières collections de peinture
d'Espagne. Ses collections, qui couvrent lhistoire
de lart du Moyen Âge au XXe siècle,
mettent en valeur les productions de lécole
de peinture locale, dont les plus prestigieuses réalisations
appartiennent à la période baroque.
Les toiles de Francisco de Zurbarán et de Bartolomé
Esteban Murillo en constituent les chefs-duvre,
aux côtés de tableaux dautres grands
maîtres espagnols (Diego Velázquez, José
de Ribera, El Greco...) et européens (Lucas
Cranach, Joos van Cleve...).
Dans le registre des musées dart figurent
également le Musée archéologique
et le Centre andalou dart contemporain,
deux musées de premier plan au niveau national
dans leurs domaines de compétences. Le premier,
fondé en 1867, est installé depuis 1946
dans un pavillon de lExposition ibéro-américaine
de 1929, sur la Plaza de América, au cur
du Parc María Luisa. Y est conservée
lune des plus importantes collections archéologiques
dEspagne, constituée de plus de 60 000
pièces provenant de chantiers de fouilles andalous,
de confiscations de biens ecclésiastiques menées
au XIXe siècle (les desamortizaciones) et de
diverses collections publiques et privées.
Les collections comprennent principalement des objets
d'époques préhistorique, protohistorique,
tartessienne, romaine, mais également wisigothique
et musulmane : sculptures, mosaïques, céramiques,
pièces dorfèvrerie, objets du
quotidien, objets votifs et mortuaires,... Deux trésors
de la civilisation tartessienne y sont notamment renfermés
: le trésor du Carambolo et celui dÉbora.
Le Centre andalou dart contemporain (CAAC) a,
quant à lui, été institué
en 1990 par le gouvernement régional. Implanté
depuis 1997 dans lancien monastère de
la Cartuja, à proximité du site de l'Expo
92, il se consacre à la recherche, à
la promotion, à la diffusion et à la
conservation dans le domaine de la création
artistique contemporaine. En plus dune importante
collection permanente, le CAAC organise régulièrement
des expositions temporaires.
Enfin, il existe à Séville un
ensemble de musées plus modestes, dont la vocation
est de mettre en valeur certains aspects de la culture
et de lhistoire locales. Ainsi, lethnologie
et la culture populaire andalouse bénéficient
dune vitrine au sein du Musée des arts
et cultures populaires, installé dans le pavillon
mudéjar, face au Musée archéologique.
Voué à la conservation et à lexposition
de la mémoire populaire régionale, il
offre aux visiteurs un vaste ensemble dobjets
représentatifs de la société,
du mode de vie et du quotidien andalous : habillement,
mobilier, outillage agricole, photos et gravures anciennes...
Deux aspects incontournables du patrimoine culturel
sévillan font lobjet dune promotion
muséographique : la tauromachie, à laquelle
est dédié le Musée taurin situé
aux arènes de la Maestranza et le flamenco,
à lhonneur dans un musée qui lui
est entièrement dédié. Le Musée
naval, qui occupe la Tour de l'or, traite quant à
lui de la navigation, une des activités centrales
de lhistoire de Séville. Dautres
musées et salles dexposition complètent
le panorama culturel local, à limage
du Musée des carrosses et du Musée militaire.
Théâtres, opéras et salles
de concerts à Séville Séville, fréquentée jadis
par des dramaturges de limportance de Tirso
de Molina, Cervantes et
Lope de Vega, est depuis longtemps une ville de théâtre.
Elle sest également tournée plus
récemment vers lopéra.
Propriété de la ville, le Théâtre
Lope de Vega, baptisé du nom de lillustre
dramaturge du Siècle dor, occupe le Pavillon
de Séville, conçu à loccasion
de l'Exposition de 1929 pour abriter un théâtre
et un casino. Les représentations théâtrales
duvres du répertoire classique
espagnol et européen composent lessentiel
des représentations mais la salle accueille
également des projections cinématographiques
dans le cadre du festival du cinéma européen,
ainsi que des concerts de musique et des spectacles
de danse. Le Théâtre de la Maestranza
fut pour sa part créé à l'occasion
de l'Expo 92 et inauguré par la reine Sophie
en 1991. Il figure désormais dans le peloton
de tête des opéras espagnols. La programmation,
de 180 spectacles annuels, fait alterner des représentations
d'opéra, de théâtre, de danse
et de musique classique .
La création contemporaine nest pas absente
de cette ville très ancrée dans la tradition.
En témoigne lexistence du Teatro central,
où se produisent divers auteurs et compagnies
de théâtre, danse, musique au répertoire
essentiellement contemporain et actuel, en collaboration
avec des institutions culturelles locales (Centre
de théâtre andalou, Ballet flamenco dAndalousie...)
et dautres théâtres. Ces caractéristiques
en font une des principales scènes expérimentales
dEspagne, et un outil pour la diffusion et la
promotion de la création contemporaine dans
le domaine des arts de la scène. Aux côtés
du Théatre central existent plusieurs salles
plus modestes, où se donnent des représentations
de tous types.
Il est à noter dautre part que la présence
dune importante population juvénile et
estudiantine a entraîné depuis longtemps
lémergence de salles de concerts de musique
actuelle (rock, hip hop, musique électronique, ),
officielles ou plus alternatives, tendance sans doute
provoquée ou accentuée par le phénomène
de la movida. Séville demeure toutefois moins
dynamique que sa voisine Grenade, qui propose une
offre plus étoffée. Enfin, Séville
est le berceau de plusieurs interprètes musicaux
de styles divers : La
Mala Rodríguez et Dogma Crew (hip hop),
Triana et Smash (rock progressif), Narco (rap et metal),
Parachokes (rock), Reincidentes (punk).
Festivals à Séville
- Biennal de Flamenco
- Festival del cine 100% europeo (novembre)
- Festival iberoamericano Sevilla entre culturas (janvier)
- Festival internacional de música antigua
(mars)
- South Pop Festival - Festival de música independiente
Ciudad de sevilla (mars)
- Festival audiovisual Zemos98_9 (mars)
- Festival internacional de teatro (mars)
- Territorios Sevilla - Festival internacional de
música de los pueblos (mai-juin)
- Divers festivals de flamenco
- Concerts dété en plein air.
Fêtes locales Séville est une ville de fêtes,
profanes et sacrées. Marquée par une
intense religiosité, elle célèbre
tout au long de lannée diverses célébrations
en lhonneur de saints patrons locaux. La plus
célèbre et la plus importante festivité
chrétienne est la fameuse Semaine Sainte, qui
forme avec la non moins fameuse Feria de Abril, le
cycle des Fiestas Primaverales, les Fêtes
de Printemps, les plus populaires et fréquentées.
Cest à cette période de lannée
que les réjouissances battent leur plein.
Les fêtes religieuses
- Semana Santa : la plus importante célébration
religieuse de ce type en Espagne attire des centaines
de milliers de croyants et non-croyants, qui viennent
admirer les processions des 57 confréries de
la ville. Elle a lieu du dimanche des Rameaux (Domingo
de Ramos) au dimanche de Pâques (Domingo de
Resurección), et atteint son paroxysme lors
de la Madrugá, dans la nuit du jeudi au vendredi
saint, quand sortent les congrégations les
plus emblématiques de Séville.
Elle donne lieu à une grande animation dans
la ville, dont les hôtels, les bars et les restaurants
ne désemplissent pas.
- Romería del Rocío : cinq confréries
sévillanes participent à ce grand pèlerinage
qui conduit vers la basilique du Rocío, à
Almonte (Huelva, des centaines
de milliers de fidèles de toute lAndalousie
venus à pied, à cheval ou en calèche
adorer la sainte effigie de la Vierge qui est sortie
de léglise les dimanche et lundi de Pentecôte.
Les confréries sévillanes partent pour
Huelva le mercredi précédant la manifestation,
pour rejoindre sur les routes et chemins leurs coreligionnaires.
- Día de San Fernando : chaque 30 mai est
fêté saint Ferdinand III de Castille,
le souverain qui reprit la ville aux musulmans en
1248. Son corps est exposé à la population
dans la chapelle royale de la Cathédrale, où
il repose. Une messe est célébrée
en lhonneur de lancien monarque, puis
suivie dune procession emmenée par la
corporation des ingénieurs de la ville, dont
saint Ferdinand est le patron. Une fête similaire
à lieu à la saint Clément, le
23 novembre, jour anniversaire de la conquête
de Séville. À cette occasion,
le Conseil municipal, précédé
par le maire qui porte lépée du
saint, effectue une procession mais à lintérieur
de la Cathédrale.
- Día del Corpus : la Fête Dieu est
célébrée depuis le moyen âge
avec une grande ferveur. Après la messe célébrée
en la Cathédrale, un long cortège prend
possession des rues de la ville, recouvertes de thym
et de romarin, au son des cloches de la Giralda
et dorchestres. Toutes les autorités
civiles, militaires et religieuses de la capitale
andalouse y prennent part : archevêché,
mairie, université, police, armée, confréries,
chapitre cathédral... Une course de taureaux
est organisée à loccasion.
- Virgen de los Reyes : célébrée
le 15 août, cette fête est organisée
en lhonneur de la Vierge des Rois, patronne
de Séville et de son archidiocèse
depuis 1946. Sa statue, qui aurait été
commandée par Ferdinand III après un
rêve, trône au centre de la chapelle royale.
Cette même statue aurait accompagnée
le saint lors de son entrée triomphale dans
Séville. Toujours est-il que la sainte
effigie est emmenée en procession le matin
du quinze août, accompagnée par les autorités
religieuses et le conseil municipal.
- Inmaculada Concepción : la dernière
fête locale dimportance de lannée
a lieu le 8 décembre en lhonneur de la
Vierge, à loccasion de la célébration
du mystère de lImmaculée Conception.
Outre les messes, la manifestation la plus populaire
a lieu sur la Plaza del Triunfo où se regroupent
les tunas de la ville pour entamer des chants en honneur
de Marie de Nazareth.
- Los Seises : il sagit dun groupe de
dix enfants (à lorigine dix, doù
leur nom) âgés entre 9 et 12 ans, dont
lexistence remonte au milieu du XVe siècle.
Ils forment un petit groupe de danse et de chant très
apprécié, chargé daccompagner
la procession du Corpus Christi et de la Inmaculada.
Fêtes populaires
- Feria de Abril : la grande fête populaire
de Séville est organisée depuis
1847. Des dizaines de milliers d'autochtones et de
visiteurs évoluent sur une vaste esplanade
(le Real de la Feria) décoré et illuminé.
Y sont regroupées des centaines de casetas
: des baraques colorées, où lon
boit, mange et danse jusquà épuisement,
au rythme de la sévillane. La journée,
le Real est le théâtre dun défilé
équestre informel, et des corridas sont données
chaque soir.
- Velá de Santiago y Santa Ana : remontant
vraisemblablement au XIIIe siècle, ces festivités
ont lieu annuellement autour du 25 juillet. Elles
mêlent le profane au religieux. Aux célébrations
liturgiques sajoute en effet la fête populaire,
qui sinstalle au bord du Guadalquivir, dans
la calle Betis, à Triana. Des casetas
sont montées à cet emplacement, pour
permettre à tous de sabreuver et de se
restaurer. Diverses réjouissances sont organisées
durant ces quelques jours.
Traditions à Séville
Bars et tapeo
- les bars : le bar est un lieu incontournable de
la vie sociale sévillane. Les débits
de boissons sont légion, tant dans le centre,
que dans les quartiers. Ils sont un point de rencontre
entre les habitants dune rue, les habitués,
les employés du secteur et les gens de passage.
Une grande majorité de sévillans se
rend dans les cafés aux heures du petit-déjeuner,
de lapéritif (deux coutumes qui ont conservé
toute leur vigueur), des repas, ou aux moments des
pauses au travail. Les établissements sont
souvent bondés à midi et, surtout dans
la partie historique, le soir, en période de
week-end essentiellement.
- Le tapeo : la tradition du tapeo est très
largement répandue dans toute lEspagne.
Toutefois, Séville est réputée
pour lintensité de cette pratique, qui
consiste à naviguer de bar en bar, en famille,
entre amis, ou entre collègues, afin de partager
un rafraîchissement et quelques tapas.
Le vin et la bière y sont les breuvages de
loin les plus consommés, vendus à un
prix modique. Le tout est communément accompagné
de tapas, ou de simples cacahuètes, pistaches,
pipas, ou olives. Cette coutume du bar appartient
au rituel que tous les autochtones accomplissent à
une fréquence plus ou moins élevée.
Le dîner au restaurant ne répond pas
à un usage aussi répandu qu'en France,
ou que dans le nord du pays. Les tabernas (tavernes),
cervecerías (brasseries), et autres
bars concentrent les foules jusquà tard
le soir.
Parmi les zones les plus courues :
- La Plaza del Salvador
- La Calle Adriano, et plus généralement
les alentours des arènes
- Le quartier de Santa Cruz, notamment la calle Mateos
Gago
- Le quartier de léglise Santa Catalina
- Triana
Vie nocturne à Séville
Plus tard dans la soirée, certaines rues et places
reçoivent les amateurs de fête, qui se
rassemblent dans les bars de nuit et discothèques.
Les lieux les plus fréquentés sont :
- Triana, et notamment la Calle Betis, au bord du
Guadalquivir
- La plaza de la Alfalfa et ses alentours : secteur
où sagglutinent les noctambules
- El Arenal, pour ses boîtes de nuit
- La Alameda de Hércules
- en été : les abords du Parc María
Luisa, où abondent les boîtes de nuit
en plein air
Une autre pratique nocturne reste très prisée
des jeunes sévillans : la botellona.
Cette tradition bien implantée parmi les jeunes
dont les moyens ne permettent pas de consommer dans
les débits de boissons, consiste à acheter
au supermarché des bouteilles dalcool,
pour les consommer ensuite en pleine rue, lors d'un
botellón, regroupement spontané et improvisé,
pouvant réunir au même endroit de quelques
individus à plusieurs centaines de personnes.
Le gouvernement autonome, à linstar dautres
communautés autonomes, a toutefois décidé
en 2006 de réglementer la tenue des botellones,
pour limiter la gêne occasionnée au voisinage,
et promouvoir la lutte contre lalcoolisme. Les
municipalités sont depuis lors autorisées
à prohiber la tenue de botellones sur la voie
publique, et à mettre en place des enceintes
à ciel ouvert spécialement affectés
à cet usage : les botellódromes,
qui connaissent désormais une affluence imposante.
Gastronomie de Séville
La gastronomie populaire sévillane est fortement
influencée par la cuisine méditerranéenne,
à base de poissons, dhuile dolive,
de nombreux fruits et légumes. Elle accorde
également une large place aux produits régionaux
des provinces voisines : charcuteries, viande de porc,
de taureau... Elle se distingue par la simplicité
des mets que lon préfère généralement
cuisinés nature, grillés ou sautés
: les plats élaborés ou en sauce, si
prisés des basques ou des navarrais, pour lesquels
la cuisine est une institution, connaissent un écho
plus limité.
Au premier rang de la gastronomie sévillane
figurent les productions régionales, qui rentrent
souvent dans la composition des tapas :
- Charcuteries : jambon ibérique, chorizo,
boudin (morcilla), lomo (filet de porc),
- Fromages de brebis et de chèvre,
- poissons et mollusques,
- olives,
- agrumes
Parmi les mets les plus fréquents se retrouvent
:
- le cocido andaluz : sorte de pot-au-feu local,
à base de buf, de boudin, de chorizo,
de lard, de pommes de terre,
la pringá : mets composé à lorigine
des restes de viandes du cocido andaluz, hâchés
et recuits à lhuile dolive et souvent
assaisonnés de tomate et de piment. Aujourdhui
fréquemment cuisinée expressément,
elle est généralement servie en tapa
sous forme de montadito, dans un petit pain,
- les huevos a la flamenca : ufs sautés
avec tomates et chorizo,
- le flamenquín : roulé frit de jambon
de montagne ou dYork et de filet de porc (lomo),
- les salades composées diverses : ensaladilla
rusa,
- les épinards à la sévillane
: cuits avec des pois chiches et du cumin,
- le solomillo : filet mignon de porc, cuisiné
à lail et flambé au whisky, ou
servi accompagné dune sauce au roquefort,
- les fritures de poissons (morue, éperlans,
anchois, ) et de mollusques (calamars, seiches, ),
- la queue de taureau, cuisinée en ragoût,
- le gazpacho : soupe froide à base de tomates,
de concombre, d'ail, d'oignon de poivron, de pain,
d'huile d'olive et de vinaigre
- le salmorejo : sorte de gazpacho très épais,
accompagné duf dur mouliné
ou de dés de jambon,
gambas à lail,
- les albóndigas : diverses boulettes de viandes
ou de poissons , assaisonnées de divers condiments,
panées puis frites,
- les papas aliñás : pommes de terre,
qui une fois cuites, refroidissent en marinant dans
un mélange dhuile dolive, doignon
haché, de persil et de vinaigre de Jerez.
Les pâtisseries, généralement
issues de la tradition orientale, sont fort prisées
à Séville. Les plus fameuses
trouvent leurs origines dans les très nombreux
couvents de la ville, dont certains continuent à
les produire et à les commercialiser :
- les pestiños : sortes de petits beignets
enrobés de miel, et parfumés au sésame
et à la canelle,
- les cortadillos,
- les torrijas : sorte de pain perdu,
- les yemas : jaunes dufs cuits mélangés
à du sucre et aromatisés à la
vanille.
La confiture d'écorces d'oranges amères
est également très prisée. Une
autre spécialité très appréciée
au petit-déjeuner est la tostaíta, simple
pain grillé, frotté à lail
puis arrosé dhuile dolive. On lui
ajoute ensuite, selon les goûts, divers ingrédients
: jambon, tomate...
Étymologie, devise, blason de Séville
Le nom de Sevilla provient de lancien
toponyme Ishbiliya qui lui fut donné
à lépoque musulmane.
La devise de Séville est "NO 8
DO". Le "8" représente ici un
écheveau de laine, madeja en espagnol.
La phrase se lit donc : no madeja do, contraction
de No me ha dejado, elle ne ma pas laissé.
Cette formule fait référence au roi
Alphonse X le Sage, lequel, chassé du pouvoir
par son fils Sanche, futur Sanche IV, en 1282, se
réfugia à Séville, lune
des très rares villes de sa couronne à
lui être restées fidèles face
à son fils rebelle. Il y mourut en 1284. Cette
devise figure sur le drapeau municipal.
Le blason de Séville, quant à
lui, représente le roi Ferdinand III de Castille,
conquérant de la ville en 1248, entouré
de saint Isidore et de son frère saint Léandre
qui furent tous deux archevêques de Séville
aux VI° et VII° siècles. La devise
de la cité figure au bas du blason. (Source : Wikipedia,
licence GFDL).