Saint-Jacques de Compostelle (Santiago
de Compostela en galicien et castillan) est une
ville d'Espagne dans la communauté autonome
de Galice, dans la province de La Corogne. La ville
comptait 93 273 habitants en 2002.
Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle
sur le tombeau supposé de saint Jacques fut
l'un des plus importants de la Chrétienté
au Moyen Âge.
La Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle
est une église de type roman, mais elle fut
agrandie et modifiée, ce qui lui donna quelques
caractères en plus.
Vers lan 813, selon la tradition relatée
dans la «Concordia de Antealtares» écrite
vers 1077, vivait près de léglise
de San Félix un ermite nommé Pelayo
(Pélage) La présence du corps de saint
Jacques lui fut annoncée par un ange, alors
quau même moment les fidèles de
léglise étaient avertis par des
lueurs divines.
Lévêque dIria-Flavia (aujourd'hui
Padrón) Théodomir, après avoir
vérifié lexistence de cette révélation,
mena les fidèles à lendroit indiqué
« campus stellarum » et y découvrit
le tombeau revêtu de marbre. « Campus
stellarum », le « champ des étoiles
», doù Compostelle.
En fait, ce serait plus probablement la déformation
des mots : « compostum », « compositum
» ou « compostellum », signifiant
« apprêts funéraires » ou
« tombeau ».
La «Concordia de Antealtares» est laccord
passé entre le monastère San Pelayo
et lévêque Diego Pelàez
alors quun nouvel édifice celui
que nous connaissons aujourdhui va être
construit au même emplacement.
Saint-Jacques de Compostelle et ses centres
dintérêts
Saint-Jacques, dans sa muraille médiévale,
comme Aimery Picaud l'a vue et telle qu'elle est restée
pendant des siècles, avait la forme d'un cur
légèrement incliné vers l'ouest.
S'il subsiste de très rares vestiges de son
enceinte, son profil circulaire demeure parfaitement
dessiné. On peut le suivre à partir
de la Puerta del Camino ou Porte de France, où
s'élève le calvaire dit de l«
Homo Santo ».
Au Chapitre IX ; Caractéristiques de la Ville.
Entre deux fleuves dont l'un s'appelle le Sar et l'autre
le Sarela, s'élève la ville de Compostelle
; le Sar est à l'Orient, entre le mont de la
Joie et la ville ; le Sarela à l'Occident.
La ville compte sept portes ou entrées. La
première s'appelle porte de France ; la seconde,
porte de la Peña ; la troisième, la
porte Au-dessous des frères ; la quatrième,
porte de Saint-Pèlerin ; la cinquième,
porte des Fougeraies qui mène au « Petronus
» ; la sixième, porte de « Susannis
» ; la septième, porte des « Macerelli
» par laquelle la précieuse liqueur de
Bacchus entre dans la ville.
Les édifices religieux de Saint-Jacques
de Compostelle
El Convento de San Paio de Antealtares
Fondé au IXe siècle pour abriter les
reliques de saint Jacques désormais
à la cathédrale, c'est un des plus vieux
monastères de la ville.
El Monasterio de San Martín Pinario
Le Monastère de Saint-Martin Pinario est un
ancien monastère bénédictin,
le plus grand de Galice.
L'édifice actuel, le plus important de la ville
après la cathédrale, date du XVIIe siècle,
comprend une église du XVIe siècle.
Sa façade, composée comme un retable
plateresque et précédée d'un
escalier à double volée, donne sur la
ravissante petite Plaza de San Martín.
L'intérieur frappe par l'ampleur de la nef
unique, voûtée d'un berceau à
caissons et éclairée par une lanterne
sans tambour, à la mode byzantine. Le retable
du maître-autel, du style churrigueresque le
plus exubérant, fut dessiné par le grand
architecte Casas y Novoa (1730). Remarquer les deux
chaires baroques aux abat-voix en forme de double
bulbe. Un escalier d'honneur sous une élégante
coupole mène à trois cloîtres
(XVIe XVIIIe siècle) dont celui des
Processions.
On sort sur la place de la Inmaculada où
la façade du couvent opte pour l'ordre colossal,
de grandes colonnes doriques groupées par paires
s'élancent du sol au couronnement.
El Monasterio de San Pelayo et le Musée
d'Art sacré
Le monastère de San Pelayo fut fondé
à l'origine par Alphonse II le Chaste (759
- roi des Asturies en 791 - 842), mais l'édifice
actuel, quelque peu austère, remonte aux XVIIe
et XVIIIe siècles. L'un des côtés
du bâtiment longe la Plaza de Quintana. À
l'intérieur, il faut s'attarder sur l'Autel
de l'Apôtre, en marbre et d'une grande sobriété,
qui passe pour avoir été consacré
par les disciples de l'apôtre Jacques. Le petit
musée d'Art Sacré (Museo de Arte Sacro)
mérite également une visite. Dans la
Chapelle du monastère de San Pelayo, La Virgen
de la 0, représentation galicienne de la Vierge
de l'Annonciation.
La Iglesia Santa María del Sar
L'église Sainte Marie du Sar, située
dans les faubourgs de la ville, on y accède
par la Calle Castron d'Ouro. Cette église du
XIIe siècle frappe extérieurement par
ses contreforts qui ont été ajoutés
au XIIIe siècle. La puissance de ces derniers
n'apparaîtra pas superflue quand on observera,
à l'intérieur, le saisissant déversement
des piliers sous l'action des poussées exercées
par la voûte. Du cloître qui l'accompagnait,
il ne reste que l'aile adossée à l'église,
dont les arcades géminées, décorées
de fleurs et de feuillages, sont d'une grande élégance.
Les édifices civils de Saint-Jacques
de Compostelle
El Hostal de los Reyes Católicos
Cet hôpital fut édifié à
partir de 1501 sur ordre de Ferdinand d'Aragon et
Isabelle de Castille pour accueillir les pèlerins
et remplacer le vieil hôpital qui se trouvait
alors sur l'actuelle Plaza de la Azabachería.
Sa longue façade est ornée d'un imposant
portail plateresque et les fers forgés et les
colonnes de la chapelle sont d'une facture exceptionnelle.
Son plan est celui de tous les hôpitaux de lépoque.
Une croix inscrite dans un carré qui délimite
quatre élégants patios plateresques.
Cet Hostal, devenu parador, continue de remplir
sa fonction d'hébergement au service du voyageur,
bien qu'il ait un caractère luxueux. Quotidiennement,
une quinzaine de pèlerins, munis de leur Compostela,
sont admis dans les cuisines pour y recevoir gracieusement
un repas.
LHôtel de ville
Face à la cathédrale, il est installé
dans l'ancien palais de Raxoy dont la façade
très classique fut confiée au XVIIIe
siècle au Français Charles Lemaur. Il
sert aussi de siège à la présidence
de la Xunta de Galicia.
Le Collège Saint-Jérôme
Sur le côté sud de la place, cet édifice
du XVIIe siècle conserve un élégant
portail du XVe siècle avec de fortes réminiscences
romanes.
El Palacio de Gelmírez
Situé à gauche de la cathédrale,
il abrite l'archevêché. On peut voir
quelques salles du palais du XIIe siècle et
de l'époque gothique.
Commandé par l'évêque Gelmírez
en 1120, le Palais de Gelmírez (el Palacio
de Gelmírez) est considéré comme
l'un des plus remarquables spécimens de l'architecture
romane. La façade date du XVIIIe siècle
; l'intérieur est simple et austère,
mais extrêmement élégant. La salle
de banquet, appelée Salón Sinodal (Salle
synodale), longue de plus de 30 m, est soutenue par
des voûtes sculptées en ogive et ne comporte
qu'un seul arc central, l'Arc du Palais. Sur les culs-de-lampe
se déroule, en haut relief, le banquet nuptial
d'Alphonse IX de León.
Museo do Pobo Galego
Le musée du Peuple
galicien occupe l'ancien monastère Santo
Domingo de Bonaval qui fut fondé au début
du XIIIe siècle mais dont la structure actuelle
date du XVIIe - XVIIIe siècle. Les salles sont
organisées par thème (la mer, l'artisanat,
la campagne et l'architecture populaire), permettant
ainsi d'observer l'évolution qui eut lieu au
cours des siècles. Signalons aussi des escaliers
à triple révolution avec plusieurs rampes
et sans support. L'église attenante abrite
le panthéon de Galiciens illustres.
El Hospital Real de Santiago de Compostela
LHôpital Royal de Saint-Jacques de
Compostelle construit dans le style plateresque
entre 1501 et 1512 par Enrique EGAS (1455 - 1534),
architecte espagnol d'ascendance flamande.
Du côté des Platerías, la Casa
del Deán et la Casa del Cabildo (maisons du
Doyen et du Chapitre), baroques.
Vidéo de Saint-Jacques de Compostelle
Les Places de Saint-Jacques de Compostelle
La Praza do Obradoiro
La Place de l'Obradoiro est l'une des places les plus
charmantes et les plus typiques d'Espagne. Les tours
de la cathédrale s'étirent en longueur
face au Palais Rajoy (el Pazo de Raxoy), séminaire
du XVIIIe siècle à l'origine, qui de
nos jours, derrière une élégante
façade néoclassique, abrite l'Hôtel
de Ville. À gauche, face à la cathédrale,
mariant les styles gothique et Renaissance, se dresse
l'Auberge des Rois catholiques (el Hostal de los Reyes
Católicos) construite au XVIe siècle
pour loger les pèlerins. En face, se trouve
le Colegio de San Jerónimo, qui date de la
fin du XVe siècle et abrite aujourd'hui la
demeure du recteur de l'université de la ville.
Ces quatre superbes édifices, contrastant les
uns sur les autres, forment un ensemble d'une beauté
exceptionnelle.
Cest probablement la place où les ouvriers
avaient leur chantier.
La Praza da Quintana
La place de Quintana (la Praza da Quintana),
située au chevet, derrière la cathédrale
et de la Plaza de Obradoiro (la Praza do Obradoiro),
diffère dans le style et dans le caractère.
Elle est animée par la vie estudiantine. Bordée
dans sa partie inférieure par l'ancienne Maison
du Chapitre (casa de la Canònica), aux arcades
sobres et bien rythmées, et, sur l'aile, en
retour d'équerre, s'étend la longue
façade austère du Monastère Sant
Pelayo, dont les murs austères s'ornent de
fenêtres barrées de belles grilles anciennes.
En face, perçant le mur du chevet de la cathédrale,
la porte du Pardon ou Porte Sainte. En haut du grand
escalier, la maison de la Treille (Casa de la Parra)
est une belle construction baroque de la fin du XVIIe
siècle. En face, une volée de marches
en béton, couverte de lierre, et qui recouvre
une extrémité de la place, plonge sur
la casa de Conga, datant du XVIIIe siècle.
La plaza de la Inmaculada
La Calle las Casas Reales conduit vers laccomplissement,
devant la porte nord de la cathédrale, sur
la Plaza de la Inmaculada, qui a bien changé
depuis l'époque du Guide du pèlerin.
Au Moyen Âge s'y tenait un grand marché
appelé el Paraiso (le Paradis), dont
les dimensions, en longueur et en largeur, équivalaient
"a un tiro de piedra" («un tir de
pierre»). A l'entrée de la place se trouvait
l'admirable fontaine Sancti Jacobi, qui, selon Aimery
Picaud, dans son Guide du Pèlerin, «elle
n'avait pas d'égale au monde entier».
Elle fut construite par Bernard, trésorier
de Saint-Jacques en 1122, et détruite au XVe
siècle.
Les rues de Saint-Jacques de Compostelle
La Rùa das Casas Reais (des
maisons royales) est celle où l'Hospital San
Miguel, disparu, soigna les pèlerins à
partir du XVIe siècle. Aujourd'hui deux sanctuaires
néo-classiques du XVIIIe siècle : dans
une rue latérale à gauche Santa Maria
do Camino, puis dans la rue à droite l'église
de las Animas (des âmes).
Elle débouche sur une place, plaza de Cervantès
l'ancien hôtel de ville (baroque, XVIIe siècle)
s'y dresse. Un peu en retrait, l'église néo-classique
San Binito del Campo.
La Rùa Azabachería qui
suit passe entre deux maisons anciennes, la Casa da
Troia, s'ouvrant sur une rue latérale, la Casa
de Parra. La seconde est baroque et du XVIIIe siècle.
La première, récemment restaurée,
abrite un musée romantique. Pension populaire
pour étudiants, elle a servi de cadre au roman
Casa de Troia de Pérez Lugin. Elle débouche
sur la plaza de la Inmaculada, face à
la porte nord de la cathédrale, cette célèbre
Puerta del Paraiso, porte du paradis.
La Rùa do Franco. Dans cette
pittoresque rue sobservent danciens collèges
(Fonseca), des boutiques et des bistrots typiques.
La Rùa do Vilar. En remontant
vers la Cathédrale, elle est bordée
darcades et de demeures anciennes, comme la
rue parallèle plus commerçante, la Rúa
Nova. C'est dans cette rue, au 43, que se trouve la
Oficina de turismo 15705 Santiago de
Compostela. Ainsi que l'accueil des Pélerins,
au n° 1, le Delegado de peregrinaciones
Acogida del peregrino.
Dans les faubourgs de Saint-Jacques de Compostelle
- Le Pazo do marqués de Santa Cruz,
résidence du XVIe siècle.
- Le Pazo de Fonseca, édifice Renaissance
qui fut, au XVIe siècle, la première
université, et qui abrite toujours la bibliothèque
universitaire.
- L'Université de 1769, devenue faculté
d'histoire et de géographie.
- La Porta de Mazarelos, seule porte de la
ville à conserver un pan de la muraille médiévale.
- La chapelle de San Lázaro, dans le quartier
du même nom, à l'entrée de Saint-Jacques
de Compostelle, rappelle qu'il y eut là
un hôpital pour lépreux.
- La rue dos Concheiros, aujourd'hui large
et bordée de maisons modernes, est celle des
porteurs de conchas, les coquilles Saint-Jacques
et sans doute aussi des commerçants qui les
leur vendaient.
- Le calvaire de la place San Pedro s'ouvre sur la
rue du même nom, qui, elle, étroite entre
des maisons d'un à deux étages, a gardé
un cachet ancien. On y trouvait jadis des changeurs,
des marchands, des aubergistes. À gauche, la
chapelle San Roque et léglise San Pedro.
- La place Porta do Camiño (porte du
Chemin), s'ouvre au carrefour de deux grands boulevards
périphériques qui épousent le
contour de l'ancienne enceinte, rùa de Virxe
da Cerca et rùa das Rodas, cette
porte donne accès à la vieille ville.
- El Paseo de la Herradura.Cette colline boisée
dans le prolongement de Saint-Jacques de Compostelle
est un lieu de promenade doù lon
a une vue bien composée sur la Cathédrale
et Saint-Jacques de Compostelle.
- O cruceiro («calvaire») dit
du Homo Santo, ou cruceiro Bonito (Belle
Croix).
À la Puerta del Camino, qu'on appelait aussi
Puerta Francigena, le pèlerin peut voir un
magnifique cruceiro (calvaire) du XIVe siècle,
historié de treize scènes sculptées
dans la pierre, O cruceiro do Homo Santo (le calvaire
de lHomme Saint). Une légende est liée
à ce calvaire. L'Homme Saint se serait nommé
Jean Touron. Injustement condamné à
la suite d'un crime, il aurait été le
meneur d'une révolte populaire et mené
vers le lieu du supplice, il s'adressa à la
Vierge en passant devant une de ses images et lui
dit : «ven e vaime» («Viens et sois
ma sauvegarde»). Invocation d'où viendrait
le nom de la rue et du couvent de Bonaval. La Vierge,
compatissante, lui fit alors la grâce d'une
mort instantanée, lui évitant ainsi
une fin infamante, ce qui fut aussitôt considéré
comme un miracle... Ce cruceiro était jusquen
1965 à Lavacolla.
Histoire de Saint-Jacques de Compostelle
Le site même de la ville de Saint-Jacques
de Compostelle était un lieu de culte druidique.
Les Romains établirent un mausolée.
On suppose quune ville existait et quelle
sappelait Asseconia.
Saint-Jacques de Compostelle paraît
avoir été le centre intérieur
des nombreux petits ports galiciens, comme Padrón,
anciennement Iria-Flavia, où relâchaient
les bateaux de pêche ou de commerce. Une tradition
de sacralité était déjà
implantée dans cette région, car on
croyait que Padrón possédait des pierres
sacrées.
Saint-Jacques de Compostelle fut certainement
christianisée du Ier au IIIe siècle
puis oubliée, à la suite des persécutions
romaines contre les Chrétiens.
Saint-Jacques de Compostelle réapparaît
en 813, après la « découverte
» du corps de lapôtre Jacques le
Majeur. La petite agglomération de Compostelle
devint une ville au début du XIe siècle.
À partir de cette date, la dynastie espagnole
considère les reliques de saint Jacques comme
son palladium et le saint comme le protecteur de l'Espagne
face aux envahisseurs musulmans. En 866, Alphonse
III le Grand fait de Saint-Jacques de Compostelle
un évêché. Une cathédrale
y est inaugurée avec éclat en 899.
Le rayonnement du culte de saint Jacques contribua
puissamment à cristalliser l'uvre de
la Reconquista ; le cri de guerre contre les Maures
est «¡ Santiago y cierra España
!» («Saint Jacques et attaque l'Espagne
!»)
Lorsque la famille royale s'unit par mariage à
celle de Bourgogne, protectrice des moines de Cluny,
le pèlerinage
de Compostelle, sous l'influence de ces
derniers, répandus dans toute l'Europe, devient
universel.
S'ouvre alors le «chemin de Saint-Jacques»,
jalonné de basiliques de dévotion comme
Chartres, Conques ou Le Puy. Autour de ces routes
se développèrent plusieurs cycles de
récits (légendes, chroniques, etc.),
colportés par les pèlerins au cours
de leur long voyage. Ce pèlerinage international
permet aux souverains espagnols de recruter de nombreux
chevaliers pour la Reconquista.
Saint Jacques ne fut pas conquise par les
maures, elle fut cependant prise et pillée
en 997 par Muhammad ibn Abî Amir dit el-Mansour,
al-Manzor en espagnol, le victorieux en arabe. Chef
de guerre du calife de Cordoue Hisham II. Avant d'incendier
la basilique, il fait arracher les portes et les cloches,
que des captifs chrétiens transportent jusqu'à
Cordoue, où
elles sont entreposées dans la grande mosquée.
Seul le tombeau de lapôtre Jacques le
Majeur, compagnon du "prophète Jésus"
ne fut pas touché.
La consternation fut grande dans la chrétienté.
Le puissant ordre de Cluny organisa les secours dans
tout loccident chrétien. L'événement
devait frapper durablement les imaginations: ce sont
ces mêmes cloches que d'autres prisonniers,
musulmans cette fois, transporteront jusqu'à
Tolède, à la prise de Cordoue par Ferdinand
III, roi de Castille et de Léon, en 1236.
Une église romane y fut édifiée
en 1075. La ville fut élevée au rang
de siège épiscopal par le pape Urbain
II en 1095. Son premier évêque fut un
clunisien. Calixte II fait de Saint-Jacques-de-Compostelle
(dont son frère Raymond de Bourgogne est Roi),
une ville sainte du même ordre que Jérusalem
et Rome et fait construire avec son frère la
Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Il suscite lécriture du Codex Calixtinus
pour assurer la dévotion à l'Apôtre
du Christ, St Jacques le Majeur, venu évangéliser
l'empire Romain jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle
au Ier siècle et dont les saintes reliques
reposeront dans la nouvelle cathédrale. Il
assure la promotion du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
dans toute l'Europe. En 1120 un castillan Diego Gelmírez
fut nommé archevêque et légat,
il rivalisait avec larchevêque de Tolède. (Source : Wikipedia,
licence GFDL).