ESPAGNE : LOCATION ESPAGNE, VACANCES ESPAGNE, CAMPING ESPAGNE, ESPAGNE SITE TOURISTIQUE, HOTEL ESPAGNE, LOCATION VACANCES ESPAGNE, CARTE ESPAGNE, SEJOUR ESPAGNE, VOYAGE ESPAGNE, LOCATION VILLA ESPAGNE...
LOCATION ESPAGNE
Voyage en Espagne
Billet d'avion Espagne
Hôtels Espagne
Location vacances Espagne
Location voiture Espagne
Espagne pas cher
Régions et villes d'Espagne


 

 

Histoire Espagne
Voyage Espagne
Vol Espagne
Vacances Espagne
Location Espagne

GUERRE D'ESPAGNE

La guerre d'Espagne, connue également en France sous le nom de guerre civile espagnole et parfois désignée sous celui de révolution espagnole, est un conflit qui opposa, en Espagne, le camp des « nationalistes » à celui des « républicains ». Elle se déroula de juillet 1936 à mars 1939 et s'acheva par la défaite des républicains et l'établissement de la dictature de Francisco Franco, qui conserva le pouvoir absolu jusqu'à sa mort en 1975.

Cette guerre fut la conséquence dramatique, sur le long terme, des malaises sociaux, économiques, culturels et politiques qui accablaient l'Espagne depuis plusieurs générations, et de l'exacerbation croissante des divisions et des clivages entre Espagnols depuis la proclamation de la IIe République en 1931. Elle trouva son déclenchement plus immédiat le 18 juillet 1936 lorsqu'un soulèvement militaire partiellement tenu en échec tenta de renverser le gouvernement de Frente Popular issu des élections libres de février 1936.

Le camp nationaliste fut constitué par des rebelles opposés au pouvoir légal. Ils se dénommaient eux-mêmes nacionales (« nationaux »), tandis que leurs opposants les appelaient fascistas (fascistes) ou facciosos (« factieux ») ; quand le général Franco prit leur tête, on se mit à les désigner également sous le nom de « franquistes ».

Le camp républicain se composait quant à lui de différentes forces unies contre le front nationaliste. De nombreux militants issus de diverses tendances (anarchistes, communistes, démocrates, socialistes, etc.) surnommés rojos (les « rouges ») par leurs ennemis, s'engagèrent aux côtés des forces armées loyales envers la République espagnole, certains pour défendre la démocratie parlementaire et d'autres pour tenter de constituer des formes alternatives de gouvernement.


Transition et télevision en Espagne : le rôle de la Tve (1973 - 1978)

DVD Mourir à Madrid
La guerre d'Espagne
Hommage à la Catalogne : 1936-1937
La Guerre d'Espagne, 1936-1939

Cette guerre prit aussi la forme, dans certains territoires sous contrôle républicain, d'une révolution sociale qui collectivisa des terres et des usines et expérimenta notamment différentes sortes d'organisation de type socialiste (soutenues notamment par des anarchistes).

Particulièrement violente, et durablement traumatisante, la guerre d'Espagne est tristement célèbre comme théâtre de multiples exactions. Elle vit en particulier les premiers bombardements terroristes sur les civils, perpétrés par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste alliés de Franco, l'élimination du POUM antistalinien par le NKVD, des massacres spontanés de suspects, d'hommes d'Eglise ou de membres des classes moyennes et dirigeantes par des anarchistes et des communistes dans les mois qui suivirent la sédition militaire, tandis que le nouvel Etat nationaliste se construisait à travers la terreur et l'épuration systématiques. En particulier, les franquistes refusèrent toutes les propositions adverses de compromis et poursuivirent longuement, après leur victoire, une répression de masse d'une rigueur et d'une durée particulièrement saisissantes.

Cette guerre civile fut également le théâtre des prémices de la Seconde Guerre mondiale, les futurs belligérants européens commençant à s'y affronter plus ou moins directement : l'Allemagne d'Hitler et l'Italie de Mussolini apportèrent leur soutien à Franco, tandis que l'Union soviétique de Staline vendit des armes aux républicains (tout en cherchant la prise de pouvoir au sein de la République). La France et le Royaume-Uni choisirent la neutralité mais laissèrent les Brigades Internationales s'engager aux côtés des républicains.

La guerre d'Espagne divisa et passionna les opinions publiques du monde entier. L'engagement de nombreux intellectuels et artistes auprès des combattants, en particulier dans les Brigades internationales, a contribué à lui faire acquérir très vite une dimension légendaire qui perdure encore.

Vidéo sur la guerre civile espagnole : Des maquis de France aux maquis d'Espagne

Événements militaires et politiques

Contexte politique

La Seconde République espagnole a été proclamée en 1931.
Après les élections générales de 1933, la Confederación Española de Derechas Autónomas (CEDA), devient le premier parti en nombre d'élus des Cortes. Disposant de cette majorité relative, José María Gil-Robles le chef de la CEDA, s'attend à être appelé pour former le nouveau gouvernement mais le président de la République, Niceto Alcalá Zamora préfère faire appel à Alejandro Lerroux (radical) pour former une coalition de centre droit (le bienio negro) qui comprend sept ministres minoritaires issus des rangs de la CEDA. Une partie de la gauche menace d'appeler à l'insurrection si la CEDA forme le gouvernement. Déjà, dans divers endroits, des militants anarcho-syndicalistes accompagnés de quelques autres socialistes déclarent dans des zones restreintes comme des villages des situations de communismo libertario, pendant quelques semaines au maximum. Ce fut notamment le cas de Casas Viejas (Cadix) en janvier 1933. La CNT a également déclenché le 8 décemebre 1933 une insurrection à Saragosse. Le pays est donc déjà à moitié dans un climat révolutionnaire (tenons compte que ce ne sont que des exemples).

En septembre et octobre 1934, des insurrections socialistes et anarchistes ont lieu en Catalogne, (qui fait brièvement sécession), à Madrid et dans les mines des Asturies. Elles sont considérées par les communistes comme une tentative de coup d'État similaire à celui d'octobre 1917 en Russie. Au printemps 1934, soucieuse à cause de l'entrée prévue de la CEDA au gouvernement, démarche pourtant légale, la direction du PSOE s'oriente vers une stratégie révolutionnaire de prise du pouvoir. Des soviets sont organisés dans la seule région prête, la région très ouvrière des Asturies où les socialistes avaient obtenu leurs meilleurs scores en 1933. Cette dernière insurrection est parfois appelée la « Commune espagnole » ou la « Révolution d'octobre » puisqu'elle culmina en octobre 1934 quand les mineurs ont pu contrôler un territoire de quelque 1000 km carrés autour d'Oviedo et au sud de cette ville. L'insurrection est matée dans le sang par les troupes d'Afrique commandées par Franco. L'entente entre gauche et droite semble de moins en moins possible : ces évènements polarisent les positions et la division en deux du pays.


L'Espagne de Franco pendant la seconde guerre mondiale

La radicalisation (1934-1936)
Le parti socialiste et son syndicat, l'UGT, jusqu'alors modérés, changent de tactique et redeviennent révolutionnaires. S'ils se présentent encore aux élections, ils travaillent davantage dans les luttes sociales, avec les anarchistes notamment. Le contexte historique est important pour comprendre cette attitude : en 1933, Hitler venait de prendre le pouvoir légalement, or le chef de la CEDA, José Maria Gil Robles, avait multiplié les gestes pouvant donner à croire qu'il souhaitait établir une dictature fasciste. Socialistes et anarchistes multiplient les appels à la grève générale. En octobre 1934, les ouvriers des mines des Asturies se révoltent. En Catalogne, où le mouvement séparatiste est très fort, le président de la Generalitat catalana déclare que la Catalogne appartient à la République Fédérale Ibérique. La répression ordonnée par le gouvernement est terrible (1 000 morts, 20 000 arrestations). Désormais, un fossé de sang sépare le mouvement ouvrier du pouvoir en place.

Le centre droit au pouvoir, qui s'attache pourtant à revenir sur les réformes adoptées par la gauche entre 1931 et 1933, ne rassure pas pleinement ses partisans. Les événements des Asturies ont accru l'angoisse de voir en Espagne une révolution s'apparentant à la révolution russe de 1917. La tentation de recours à un coup de force s'étend, entretenue par l'activisme des mouvements d'extrême-droite anciens (Carlistes) ou nouveaux (la Phalange). Les deux Espagnes sont désormais hantées par deux grandes peurs : celle de la révolution bolchevique et celle du fascisme. La courte victoire d'un Front populaire groupant l'ensemble de la gauche aux élections législatives de février 1936 est à replacer dans ce contexte.

En janvier 1936, quand José María Gil-Robles, demande au Président de la République de l'appeler pour former un nouveau gouvernement, le président Niceto Alcalá Zamora préfère dissoudre les Cortes.





Port Aventura

Bons plans Espagne

Abonnez-vous à l'Espagne, c'est gratuit  !
Flux RSS :

>> Cette page vous a été utile ? Votez pour elle : Votez pour cette page sur l'Espagne !

Abonnez-vous au flux rss !
Bookmark and Share

    Vous êtes ici : Espagne > Histoire d'Espagne > Guerre d'Espagne
Aquí España
Portail sur l'Espagne