Origines de Christophe Colomb
Controverse sur sa naissance
Il y a plusieurs versions sur son origine,
la plus traditionnelle soutient qu'il est né
en 1451 probablement à Gênes ou Savone,
Italie. Une maison dite natale de Colomb se trouve
aussi à Calvi, Haute-Corse, citadelle génoise
à l'époque. Marie-Nicolas Bouillet indique
qu'il était fils d'un fabricant de draps de
Gênes. Son frère était Bartolomeo
Colomb.
Les recherches d'Augusto Mascarenhas Barreto ont
recemment avancées la possibilité de
son origine portugaise. Christophe Colomb serait
ainsi né au Portugal d'une famille juive. D'ailleurs
il donna le nom de Cuba à l'île actuelle
en référence à une terre de l'Alentejo,
la ville Vila de Cuba au district de Beja, Portugal.
D'autres sources alternatives présentent l'hypothèse
de son origine catalane, et placent sa ville de naissance
dans le royaume d'Aragon.
Les débuts marins de Christophe Colomb
(1476)
En 1476, il embarque sur un convoi en partance
pour Lisbonne puis l'Angleterre. Le convoi est attaqué
par les Français et Christophe Colomb
se réfugie à Lagos puis part chez son
frère, cartographe à Lisbonne. Il épouse
en 1479 Dona Felipa Perestrello e Moniz d'une famille
de noblesse portugaise, fille de Bartolomeu Perestrelo,
un des découvreurs des îles de Madère
et de Porto Santo, avec qui commença la colonisation
en 1419-1420. Felipa meurt peu de temps après
la naissance de leur seul fils, Diego Colomb, qui
est né en 1480 sur l'île Madère.
Christophe Colomb se perfectionne alors dans
les sciences de la navigation, avec les cartes que
son épouse apporta en dot : les cartes des
vents et des courants des possessions portugaises
de l'Atlantique qui appartenaient à Bartolomeu
Perestrelo en voyageant notamment pour le roi portugais
en Afrique.
Christophe Colomb : le projet de voyage aux
Indes
C'est aux alentours de 1484 que l'idée de
passer par l'Atlantique pour aller aux Indes lui vient
(«rejoindre le Levant par le Ponant»).
Le jeune navigateur est loin d'être le seul
à penser à une telle chose. Une partie
de la communauté scientifique de l'époque
croit en la probabilité d'une telle expédition
grâce notamment aux écrits de Ptolémée
qui a même fait des estimations sur la distance
à parcourir : 16 090 km. La distance, très
largement fausse, paraît trop importante à
Christophe Colomb qui la réduit à
2 414 km.
Le futur explorateur n'est pas au bout de ses peines.
Un groupe d'experts choisi par le roi Dom João
II (Jean II du Portugal) rejette son projet. Christophe
Colomb se tourne alors en direction des chefs
d'États rivaux du Portugal. Il est reçu
par Isabelle de Castille en 1486 mais une réponse
négative lui est à nouveau rendue en
1490. En 1491, sa demande est en passe d'être
acceptée mais sa trop grande ambition fait
échouer sa quête, il veut notamment être
vice-roi de toutes les terres découvertes et
obtenir un titre de noblesse. C'est grâce à
l'insistance du conseiller du roi Ferdinand que le
projet est approuvé par la reine notamment
aux vues des possibles retombées économiques
: n'oublions pas que c'est une nouvelle route vers
les Indes qui risque d'être découverte.
Christophe Colomb : le Ier Voyage (1492-1493)

La Santa María
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Le 3 août 1492,
Christophe Colomb est au
départ à Palos de la Frontera (Huelva)
avec 3 navires (2 caravelles, la
Pinta et la
Niña et une nef, la
Santa María)
et 90 membres d'équipage. Une première
escale a lieu aux
Canaries,
à
Las Palmas de Gran
Canaria du 9 août au 6 septembre, (la route
du sud a été choisie pour éviter
les croisières portugaises au large des Açores)
mais les tensions se font déjà ressentir
entre
Christophe Colomb et ses marins.
Le 12 octobre, après une longue traversée,
la terre est en vue et
Christophe Colomb la baptise
du nom du Christ :
San Salvador (
Guanahani).
Première rencontre avec les indigènes
que
Christophe Colomb nomme «Indiens»
d'après la conception du continent qu'il croyait
aborder ; ceux-ci lui indiquent que de l'or se trouve
sur une grande île au Sud-Est. Le 23 octobre,
Christophe Colomb perd de vue la Pinta, il accuse
alors son capitaine : Martin Alonzo Pinzon d'avoir déserté.
Le 28 octobre,
Christophe Colomb découvre
Cuba, qu'il nomma
Juana en l'honneur de la fille
des rois catholiques. Il pense connaître parfaitement
sa position sur le continent asiatique. Plus tard, plus
à l'est, il découvre l'île appelée
Ayti en langage indigène (Haïti).
C'est sur cette île qu'il trouva abondament de
l'or et il la baptisa
Hispaniola ;
la petite
Espagne.
Le 25 décembre 1492 la Santa Maria
s'échoue sur des rochers à fleur d'eau
et devient inutilisable. À ce moment, Christophe
Colomb ne dispose plus que d'une caravelle et
décide de laisser 39 hommes dans une fortification
de fortune (Fort Navidad) faite avec l'épave
du navire et promet de revenir au plus vite. Il ne
les retrouvera jamais.
Début janvier 1493, Christophe Colomb
retrouve finalement la Pinta et Pinzon mais
maintient son retour.
Le 16 janvier 1493, l'explorateur rentre en Espagne
avec les 2 caravelles restantes.
Le retour est marqué par de fortes tempêtes.
Le 17 février, ils arrivent à l'île
Sainte-Marie aux Açores. Ils n'arriveront en
Europe que le 4 mars, d'abord au Portugal et ne terminera
ce premier voyage que le 15 mars à Palos d'où
il est parti.
Christophe Colomb : le IIe Voyage (1493-1496)
Christophe Colomb prépare rapidement
une nouvelle expédition beaucoup plus ambitieuse
avec une flotte de 17 navires et environ 1500 hommes
dont 700 colons et 12 missionnaires ainsi que des
animaux militaires et domestiques. Son objectif est
de fonder une colonie sur Hispaniola et de retrouver
les 39 hommes de la Santa Maria qu'il a dû
laisser.
Christophe Colomb lève l'ancre pour
ce nouveau voyage le 25 septembre 1493 de Cadix, redevenu
espagnole et chrétienne depuis son premier
départ.
La première terre qu'il aperçoit, 21
jours après avoir quitté les
Canaries est La Désirade qu'il baptise
ainsi Desirada, tant la vue d'une terre fût
désirée par l'équipage. Les autres
îles ne sont pas loin.
Le dimanche 3 novembre 1493, une autre île
est en vue, que Christophe Colomb nomme Maria
Galanda (Marie-Galante, du nom du navire amiral.
Une troisième se présente à
l'horizon, ce sera Dominica (la Dominique)
puisqu'elle apparaît un dimanche matin, où
il débarquera.
Le lendemain matin, le 4 novembre, ils reprennent
la mer vers une île plus grande dont ils avaient
aperçu au loin les montagnes. Christophe
Colomb décide alors de jeter l'ancre devant
cette île afin d'accorder quelques jours de
repos à ses hommes. C'est l'île de Caloucaera
"Karukera" (nom donné par les Caraïbes)
et qui fut rebaptisée "Santa Maria de
Guadalupe de Estremadura" (c'est la Basse-Terre
de la Guadeloupe), pour honorer une promesse (donner
le nom de leur monastère à une île)
faite à des religieux lors d'un pèlerinage
ou qu'il s'était faite à lui même
lors des tempêtes de son précédent
retour.
Puis Christophe Colomb repart vers le nord
en direction d'Hispaniola. Il aperçoit ensuite
Montserrat qu'il baptise du nom du massif de Montserrat
où se trouve un sanctuaire et un monastère
bénédictin en l'honneur de la Virgen
de Montserrat, qui est une montagne voisine de
Barcelone.
Le 11 novembre 1493, la flotte aperçoit une
île au large le jour de la fête de saint
Martin de Tours et la baptise du même nom :
Saint-Martin et aperçoit à l'horizon
une autre petite île qu'il baptise du nom de
son frère Bartolomeo, Saint-Barthélemy.
Arrivant à Hispaniola, Christophe Colomb
retrouve le fort détruit. Il décide
finalement d'installer la colonie, qu'il appelle Isabela,
en un autre emplacement.
Christophe Colomb part avec une flotille vers
l'ouest où il découvre en avril 1494
Porto-Rico puis la Jamaïque.
Arrivent ensuite la saison cyclonique et ses ouragans,
appelés urican par les indigènes.
Six navires seront détruits. Avec leurs débris,
Christophe Colomb fait construire le premier
navire fabriqué dans le nouveau monde qu'il
baptise India.
Lors de ce voyage Christophe Colomb «
visite » il Antigua. Territoires visités
: Antiqua, Cuba.
Le 20 avril 1496 Christophe Colomb rentre
en Espagne à bord de la Santa Clara,
l'ex-Niña comme ce fut le cas lors de
son premier voyage.
Le 11 juin 1496, il arrive à Cadix alors que
tout le monde le croyait mort.
Christophe Colomb : le IIIe Voyage (1498-1500)
Le 30 mai 1498, nouveau départ de Christophe
Colomb cette fois-ci de Sanlucar de Barrameda
à côté de Cadix, à la tête
d'une nouvelle flotte composée de 6 navires
; 4 naos d'environ 100 tonneaux et de 2 caravelles.
Le 7 juin 1498, il fait escale sur l'île de
Porto-Santo à proximité de Madère.
Vers 20 juin à l'île de la Gomera aux
Canaries le
groupe se scinde en deux : Christophe Colomb
va vers le sud avec trois navires, les trois autres
partant à Hispaniola sous le commandement de
Pedro de Arana pour ravitailler la colonie qui était
en difficulté.
Du 27 juin au 4 juillet 1498, Christophe Colomb
fait escale au Cap-Vert.
Christophe Colomb arrive le 31 juillet à
l'île de Trinidad, le 1er août 1498, il
aborde une côte. Il y découvre la puissante
embouchure d'un grand fleuve boueux se jetant dans
la mer. Christophe Colomb n'a probablement
pas compris qu'il venait de découvrir un continent.
Dans son mysticisme, il s'imagine avoir découvert
le paradis terrestre qu'il situe en Asie. En fait,
il se trouve à l'embouchure de l'Orénoque.
Il part ensuite en reconnaissance de la côte
de l'actuel Venezuela.
Territoires visités : Saint-Vincent, Grenada,
Trinidad, Margarita, Venezuela.
Le 31 août 1496, Christophe Colomb arrive
enfin à Hispaniola. Cela fait deux ans et neuf
mois qu'il avait quitté l'île. Il la
retrouve en pleine anarchie. Une rébellion
contre l'amiral est organisée par Francisco
Rodãn.
Le 18 octobre 1498, 5 navires quittent Saint-Domingue
pour l'Espagne. Christophe Colomb envoie aux
rois une description des désordres organisés
par les mutins.
Parmi ceux qui rentrent il en est qui ne ménagent
pas les reproches faits à Christophe Colomb.
Devant les plaintes et rumeurs dirigées contre
Christophe Colomb, durant l'année 1499,
Ferdinand et Isabelle dépêchent Francisco
Bovadilla, vers la nouvelle colonie.
Il arrive le 23 août 1500 à Saint-Domingue.
Il se nomme vice-roi à la place de Christophe
Colomb. Durant plusieurs mois, Christophe Colomb
résiste aux instructions qui lui sont données
par son remplaçant. Finalement Bovadilla fait
arrêter les frères Colomb. Ils
sont emprisonnés et renvoyés d'urgence
début octobre 1500, à la cour d'Espagne
pour être jugé par Ferdinand et Isabelle.
En mer, durant le voyage, Christophe Colomb
rédige des lettres à l'intention des
rois catholiques et, avec la complicité du
capitaine de la caravelle sur laquelle il a voyagé,
les fait remettre aux souverains, lors de son arrivé
en Espagne fin novembre 1500.
L'effet de ces lettres ne se fit pas attendre, Bovadilla
est rappellé de Saint-Domingue et en octobre
1501 Christophe Colomb est autorisé
à organiser un nouveau voyage. Mais il lui
est défendu de retourner à Hispaniola
et de ramener des esclaves.
Christophe Colomb perd son titre de vice-roi
des Amériques mais conserve celui d'amiral
de la mer Océane.
Christophe Colomb : le IVe Voyage (1502-1504)
Le 9 mai 1502, Christophe Colomb repart de
Cadix avec 4 caravelles et 148 compagnons.
Le 15 juin 1502, il passe à proximité
de la Martinique qu'il avait peut-être aperçue
lors de son second voyage.
Arrivé sur les côtes de l'actuel Honduras,
Christophe Colomb navigue en direction du Sud
à la recherche d'un passage vers l'ouest. Christophe
Colomb se trouve en face de l'isthme du Panama
qu'il prend pour celui de Malaisie.
Il ne trouve pas d'or et perd ses navires les uns
après les autres. Christophe Colomb
décide de remonter vers la Jamaïque alors
que son navire est endomagé et y échoue.
Christophe Colomb doit alors envoyer quelques
hommes sur un canot pour demander de l'aide à
la colonie d'Hispaniola. Les secours ne se pressent
pas pour venir en aide à l'Amiral dont les
titres et l'autorité sont contestés
à Hispaniola.
Fin mai 1504, Diego Mendes fait partir une expedition
de Saint-Domingue pour le secourir. Le 25 juin 1504,
deux navires arrivent pour embarquer Christophe
Colomb et ses hommes.
Christophe Colomb repart finalement pour l'Espagne
le 12 septembre 1504 et arrive le 7 novembre fatigué
et malade.
Territoires visités : St. Lucia, Martinique,
Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama.
Fin de vie
Christophe Colomb resta très diminué
après son retour. Il occupa la fin de sa vie
à essayer de faire reconnaître la valeur
de ses richesses. Il est représenté
par son fils qui est à la cour auprès
du roi.
Bien que les privilèges que demande Christophe
Colomb ne lui soient jamais accordés, il
meurt le 20 mai 1506 à Valladolid
fabuleusement riche mais dans l'oubli et l'isolement
le plus total.
Jusqu'à sa fin Christophe Colomb est
resté persuadé d'avoir atteint l'Asie
et d'avoir trouvé les Indes par le chemin qu'il
avait choisi. Il n'aura jamais compris sa véritable
découverte.
Outre ses découvertes, Christophe Colomb
a fait faire de grands progrès à la
navigation : il se servit le premier de l'astrolabe
et sut déterminer exactement à l'aide
de cet instrument la position des vaisseaux par la
longitude et la latitude.
Il ne reste de Christophe Colomb que quelques
Lettres (publiées par Richard Henry
Major, Londres, 1847).
(Source : Wikipedia,
licence GFDL).